Brèves de Montagne

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ENVIRONNEMENT & SOCIÉTÉ

L'écoumène est une notion géographique pour désigner l'ensemble des terres anthropisées (habitées ou exploitées par l'Homme)

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mercredi 9 mai 2018

Le printemps 2018 s’annonce très silencieux dans les campagnes françaises.

Les populations d’oiseaux vivant en milieu agricole se sont réduites d’un tiers en quinze ans, alertent ce mardi le CNRS et le Museum d’histoire naturelle.

Le printemps 2018 s’annonce plus silencieux dans les campagnes françaises. C’est le triste constat que fait un rapport du CNRS et du Muséum d’histoire naturelle. Selon les derniers résultats de deux études menées par ces deux instituts, les oiseaux des campagnes françaises disparaissent à une vitesse vertigineuse.

Les populations vivant en milieu agricole cultivé ont nettement diminué et cette tendance s’est encore intensifiée en 2016 et 2017, faits depuis 1989 par le « Suivi Temporel des Oiseaux Communs » (STOC), qui, au sein du Muséum, surveille aussi la situation dans les villes et les forêts. Pour le Muséum et le CNRS, ce déclin dans les campagnes « atteint un niveau proche de la catastrophe écologique ».

« On ne prend pas de grands risques en disant que les pratiques agricoles sont bien à l’origine de cette accélération du déclin », explique Grégoire Loïs, directeur adjoint de Viginature, qui chapeaute le STOC, car les oiseaux ne déclinent pas au même rythme dans d’autres milieux.

« Il y a un déclin léger sur le reste du territoire, mais rien à voir en termes d’amplitude » avec les zones agricoles, ajoute-t-il. En zones agricoles, des espèces comme la fauvette grisette ou le bruant ortolan, ont perdu en moyenne un individu sur trois en quinze ans.

COMMUNIQUE DE PRESSE DU CNRS : ICI

samedi 5 mai 2018

30 ans de Mountain Wilderness - une montagne d'initiatives pour l'avenir

Le 24 mars 2018 s’est tenue l’Assemblée générale de Mountain Wilderness France. A l’heure du rapport moral, Frédi Meignan, président de MW, a engagé son discours avec un rappel qu’il fait du bien d’entendre.
Nous aimons profondément les montagnes et les territoires de montagne. Ils sont précieux, des sources d’expériences de vie essentielles, primordiales pour notre équilibre de vie personnel et collectif, où l’on peut renouer avec la nature et avec la terre. Ils incarnent à la fois la beauté de la planète et la beauté de la vie sur Terre. Nous voulons les protéger et à raison.

UNE NATURE FRAGILE ET EN DANGER

Aujourd’hui, l’actualité nous rappelle tristement la disparition vertigineuse des oiseaux, des insectes, des sons de la nature, signes inquiétant et révélateurs d’une dégradation rapide de la planète. Entendrons-nous encore dans 5, 10 ans, des chants d’oiseaux chatouiller le silence de la montagne ?
Tout l’équilibre écosystémique, la chaîne alimentaire et la biodiversité se fracturent à grande vitesse. L’éternel question qui revient sans cesse est la suivante : pourquoi l’être humain s’est-il placé en position de supériorité, de domination face au vivant, à la nature alors même qu’il en fait partie ? Il y a urgence à renouer le lien profond avec la nature pour infiniment plus de respect des uns envers les autres. Il y a urgence à impulser des relations de l’Homme à la nature et à la montagne, stimulantes et respectueuses.

La SUITE : ICI

mardi 27 mars 2018

Nicolas Hulot : «Nous allons engager la réintroduction de deux ourses dans les Pyrénées»

Nicolas Hulot, ministre de l’Écologie, annonce et explique au Parisien pourquoi deux ourses vont être lâchées cet automne dans les Pyrénées. Une première depuis 12 ans.

Au printemps, Nicolas Hulot encore président de la Fondation pour la Nature et l’Homme (FNH) réclamait des lâchers d’ours dans les Pyrénées. C’était alors dans une lettre adressée au ministre de l’environnement à l’époque Ségolène Royal. Une missive restée sans réponse… Nicolas Hulot, aujourd’hui successeur de Royal, annonce au Parisien qu’il va réintroduire deux ourses dans l’ouest des Pyrénées à l’automne. Plus généralement, il réclame un « sursaut d’indignation » pour défendre la faune et la flore de la planète.

Vous avez déploré, jeudi à l’Assemblée, le fait que la biodiversité, « tout le monde s’en fiche ». Pourquoi une telle colère ?
Parce que l’on vit à l’échelle mondiale un véritable désastre écologique. Trop peu s’en préoccupent, la réponse n’est pas au niveau des enjeux. La situation des grands singes en Afrique est tragique mais ça ne suscite pas de mobilisation de la communauté internationale. Les troupeaux d’éléphants sont décimés et le dernier grand mâle rhinocéros blanc du Nord est mort au Kenya cette semaine mais cette information n’est donnée qu’en brève. Depuis quelques années, on constate une diminution de 30 % du nombre d’oiseaux et il y a 80 % d’insectes en moins à l’échelle européenne. Mais qui s’en soucie ? À ce rythme, 50 % des espèces vivantes vont disparaître d’ici la fin du siècle. Et je trouve insupportable de se résigner à voir la place des animaux se réduire de plus en plus.

http://www.leparisien.fr/

La suite : ICI

dimanche 11 mars 2018

Pierre Bergounioux, sur la destruction de la ruralité

C’est désormais à la chose de papier de dispenser l’ivresse, la sève, la liberté, que ce qui passe pour la réalité contemporaine a exilé. Il y a un gout amère au temps que nous vivons, mais il contient comme chacun des moments dont notre histoire est faite, une requête intemporelle.
Il exige que nous tâchions à réaliser quoi qu’il advienne la forme entière de notre condition.
Quand les choses qui exaltèrent Rimbaud, l’enfant-fée, l’oiseleur, ont quitté le paysage, c’est au livre qu’il appartient de prodiguer aux enfants leur dû imprescriptible d’images, d’errances, d’aventures, de beauté…

jeudi 8 mars 2018

La communauté de communes de Chamonix espère faire inscrire l'alpinisme au patrimoine immatériel de l'Unesco

Le maire de Chamonix Eric Fournier, également président de la communauté de communes de la vallée de Chamonix-Mont-Blanc (Haute-Savoie, 13.000 habitants), a annoncé le 6 mars avoir procédé à la remise officielle du dossier d’inscription de l’alpinisme au patrimoine culturel immatériel de l’Unesco (à ne pas confondre avec le patrimoine mondial proprement dit).
Le dossier a été déposé conjointement avec la maire de Courmayeur (Italie, 3.000 habitants), dont le territoire couvre une partie du mont Blanc.
Une candidature portée par trois pays

Le dossier de candidature franco-italien a été remis, le 26 février, à l’ambassadeur de France auprès de l’Unesco.

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jeudi 8 février 2018

Réchauffement climatique : les stations françaises des Alpes dans le viseur de la Cour des comptes

Après une première mise en garde il y a 7 ans, la Cour des comptes s’alarme de la “vulnérabilité croissante” des stations de ski des Alpes du nord face au réchauffement climatique, en dénonçant les réponses inadaptées de leurs gestionnaires.
Dans son rapport annuel publié mercredi, la juridiction déplore qu’”à l’évidence”, ses recommandations de 2011 aient été “peu entendues, notamment celles invitant à privilégier les voies d’un développement durable”.

Entre 2015 et 2017, elle a contrôlé la gestion des 17 domaines skiables examinés dans sa première enquête, dont le chiffre d’affaires de 568,3 millions d’euros pèse 53% du total des remontées mécaniques des Alpes du nord. L’échantillon inclut notamment les domaines de Chamonix et Megève en Haute-Savoie, de grandes stations savoyardes comme Courchevel ou Tignes, et des beaucoup plus petites situées dans le Vercors ou le Jura.

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lundi 29 janvier 2018

j'essaie de descendre tant qu'il y a des cordes...

Retour sur le sauvetage dément d’Elisabeth Revol sur le Nanga Parbat.

Sur le FB de Ludovic Giambaisi : https://www.facebook.com/ludovic.giambiasi,

Premier sauvetage à très, très haute altitude qui mélange campagne de crowfunding et puissance des réseaux sociaux. Une formidable aventure humaine et collective qui laisse sans voix…

Chapeau à l’équipe polonaise de secours !!!: Adam Bielecki, Denis Urubko, Piotr Tomala et Jarosław Botor,

Article de Desnivel (interview de Denis Urubko) : ICI

Tomek Mackiewicz, son compagnon de cordée est resté sur le Nanga Parbat.

campagne de crowfunding : ICI




vendredi 22 septembre 2017

Ce vendredi 22 septembre, c'est le début de l'automne

Sources : Météo France

Ce vendredi 22 septembre est annoncé comme le début de l’automne sur les calendriers. Pourtant, pour les météorologues, l’automne a déjà commencé …
Si les saisons astronomiques ou calendaires débutent avec les équinoxes (printemps et automne) et les solstices (été et hiver), en météorologie, elles débutent en effet plus tôt et correspondent à des périodes de trois mois pleins. Pourquoi un tel décalage ?
Prenons comme exemple l’été. En météorologie, l’été correspond à la période de l’année la plus chaude. La durée d’ensoleillement maximale se situe autour du solstice d’été (20 ou 21 juin). Mais en raison de l’inertie de l’atmosphère, ce n’est qu’environ trois semaines plus tard que la température moyenne est généralement à son maximum, c’est-à-dire à la mi-juillet. On considère que ce moment correspond au milieu de l’été. Ainsi, en météorologie, l’été commence début juin et s’achève fin août.
Avec le même raisonnement, l’ensoleillement est minimal au solstice d’hiver (21 ou 22 décembre). Mais avec l’inertie de l’atmosphère, le pic de l’hiver se situe plutôt mi-janvier. L’hiver météorologique commence ainsi début décembre et s’achève fin février.
Les saisons sont inversées dans l’hémisphère Sud.

Ci-dessous l’Image du satellite METEOSAT10, le 23 septembre 2015 à 6 h UTC. L’équinoxe de ce 23 septembre marque le début de l’automne astronomique et calendaire. Durant un équinoxe, le jour et la nuit ont une durée strictement identique. La ligne de démarcation entre le jour et la nuit, appelée terminateur, bien visible sur cette image, divise exactement les deux hémisphères du globe. © Météo-France / CMS


mardi 19 septembre 2017

FOOD - Métropolis épisode 6

Aujourd’hui, nul ne peut ignorer que ceux à qui on a assigné pour seul rôle sur cette terre de plier, de se soumettre et de se taire plient, se soumettent et se taisent seulement dans la mesure précise où ils ne peuvent pas faire autrement. Y aura-t-il autre chose ? Allons-nous enfin assister à une amélioration effective et durable des conditions du travail industriel ? L’avenir le dira ; mais cet avenir, il ne faut pas l’attendre, il faut le faire”, déclarait en 1937 la philosophe Simone Weil dans La Condition ouvrière (Gallimard).

jeudi 14 septembre 2017

L’ultra-trail est l’avatar d’une société de la performance

Dans une tribune au « Monde » (09/09/2017), un anthropologue et un sociologue analysent les ressorts de l’engouement pour ces événements sportifs hors norme.

D’un côté, le développement de l’ultra-trail reflète les valeurs phares d’une société qui enjoint à l’individu de posséder des qualités de réactivité, d’autonomie et d’adaptabilité, d’évaluer et d’optimiser ses ressources physiques et cognitives pour produire la meilleure performance. De fait, ces attentes entrent particulièrement bien en résonance avec les dispositions mentales et corporelles de coureurs principalement issus des classes moyennes diplômées.

[…]

Si les modèles performatif et technologique irradient la pratique, ses aficionados contestent pourtant toute accointance avec la société de la concurrence et de la consommation. Pour ce faire, ils développent, consciemment ou non, un ensemble d’attitudes permettant d’assimiler leur activité à un « îlot de pureté » sur lequel la société marchande n’aurait pas de prise.

[…]
Mais ce qui questionne surtout, c’est la vacuité du projet sportif collectif porté par les pratiquants. Comment envisager, quand chacun semble courir pour soi au milieu des autres, de porter des projets communs d’éducation corporelle ? Comment créer des liens ne se réduisant pas à la consommation éphémère d’un temps sportif mais s’inscrivant dans un véritable temps social, comme ont su le faire pendant longtemps (et certes imparfaitement) les grandes institutions sportives et les mouvements de jeunesse ?

L’article intégral : ICI

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