Brèves de Montagne

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TRIBUNE LIBRE

"L'histoire, si loin que nous remontons dans le passé, si diligemment que nous étudions autour de nous les sociétés et les peuples civilisés ou barbares, policés ou primitifs, l'histoire nous dit que toute obéissance est une abdication, que toute servitude est une mort anticipée ; elle nous dit que tout progrès s'est accompli en proportion de la liberté, de l'égalité et de l'accord spontané des citoyens. Tout siècle de découvertes, nous le savons, est un siècle pendant lequel le pouvoir religieux et politique se trouvait affaibli par les compétitions, et où l'initiative humaine avait pu trouver une brèche pour se glisser, comme une touffe d'herbes croissant à travers les pierres descellées d'un palais."
Elysée Reclus - 1830-1905 - Evolution & Révolution

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dimanche 18 juin 2017

« Que fait l’Etat contre la fermeture des MJC ? Rien. Il regarde sans lever le petit doigt »

LE MONDE | 16.06.2017 à 12h01 | Par Michel Guerrin
Les Maisons des jeunes et de la culture sont menacées par les collectivités locales. Et le modèle n’intéresse plus les ministères de la culture, qui y voient même un ennemi, nous dit, dans sa chronique, Michel Guerrin, rédacteur en chef au « Monde ».
CHRONIQUE. Il y a cinq mois, nous avons évoqué ici l’épreuve de force entre la Maison des jeunes et de la culture (MJC) de Sens, ville de l’Yonne de 25 000 habitants, et la maire (Les Républicains), Marie-Louise Fort, qui veut la virer de ses locaux. Comme la mairie en est propriétaire et donne de l’argent, l’issue était écrite.
Le tribunal administratif a sommé l’équipe de 19 personnes de quitter les lieux le 10 juillet. Le combat de la MJC n’est pas fini, mais, vu les mots doux échangés, son avenir est délicat. Comme nous vivons une époque en marche, c’est l’occasion de revenir sur ces maisons d’éducation populaire, où, parmi d’autres activités, l’on joue de la musique autant qu’on en écoute.
Tapons sur Internet « MJC en danger ». La liste est déprimante : pétitions, grèves, réduction de personnel et d’activités, locaux confisqués, voire rasés. C’est vrai à Sens, Gourdon, Villeneuve-sur-Tarn, Valdurenque, Limeil-Brévannes, Aubagne, Oust, Chilly-Mazarin… Ça se passe dans le silence des villages comme des petites villes. Autre indice : la fédération régionale des MJC en Ile-de-France est en redressement judiciaire depuis le 24 mai. Manque d’argent.

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mardi 23 mai 2017

De La Montagne vous offre un cours d'escalade...

dimanche 7 mai 2017

Saluons notre nouveau Président !

lundi 1 mai 2017

Lumières et anti-Lumières - Zeev Sternhell (Le Monde - 24/04/2017)

Dans une tribune au « Monde », l’historien Zeev Sternhell considère que la progression du FN ne peut pas être considérée comme un accident de parcours. La France a toujours été l’objet d’une opposition entre les Lumières et les anti-Lumières. (http://www.lemonde.fr/idees)

TRIBUNE.

Essayons d’imaginer un instant que le premier tour de l’élection présidentielle vient de se tenir dans une situation où le taux de chômage, qui frôle les 20 %, est accompagné d’une inflation galopante, suivie d’une dégradation dramatique dans les services sociaux. Quel serait alors le score de Marine Le Pen ? Car, ne l’oublions pas, la vie n’est pas mauvaise en France ni ailleurs en Europe. Avec toutes les difficultés dans l’existence quotidienne que tout le monde connaît, y compris le danger terroriste, l’Europe occidentale reste encore et toujours l’endroit à la surface du globe où la vie est la meilleure.

« Pour certains, depuis le boulangisme et l’affaire Dreyfus, en passant par les ligues des années 1930, Vichy et ses lois raciales jusqu’au FN, on semble courir d’accident en accident »

Comparée à la France, en termes de protection sociale, de qualité et de niveau des services sociaux, d’éducation et de santé, la société américaine, par exemple, sans parler des pays moins privilégiés, est une société démunie et barbare. En dépit de cela, le Front national (FN) reste la seule grande constante de la vie politique, la seule formation en progression continue depuis le temps – presque – d’une génération. Or, chaque fois que surgit en Europe un mouvement de l’extrême droite qui rappelle de très mauvais souvenirs, la tentation est grande de n’y voir qu’un accident de parcours de plus. En fait, pour certains en France, depuis le boulangisme et l’affaire Dreyfus, en passant par les ligues des années 1930, Vichy et ses lois raciales jusqu’au FN, on semble courir d’accident en accident.

En réalité, la France a produit non pas une mais deux traditions politiques, et ces deux traditions antagonistes sont aussi françaises l’une que l’autre.

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vendredi 24 mars 2017

Vive les riches !!!

https://www.forbes.com/billionaires/list/#version:static

lundi 27 février 2017

Guerre d'Espagne, front d'Aragon, bataille de Barbastro, souvenirs de Georges Navel

Réalisé à l’été 1984, cet entretien inédit entre Phil Casoar et Georges Navel avait pour principal objet de recueillir le témoignage de sa participation éclair à la guerre d’Espagne dans les rangs de la colonne Francisco Ascaso.

Georges Navel, de son vrai nom Charles François Victor Navel (Pont à Mousson, 30 octobre 1904 - Die (Drôme) 1er novembre 1993), est un écrivain libertaire français, manœuvre, ajusteur, terrassier, ouvrier agricole, apiculteur, correcteur d’imprimerie à Paris (1954-1970)
Son oeuvre ne compte que quelques pièces mais il faut lire Navel attentivement. Georges Navel, qui concluait son admirable “Travaux” par ces lignes : ” L’usine un jour serait à nous. Nous ne travaillerons plus pour la guerre. je me sentais lié aux hommes qui m’entouraient par une communauté d’espoirs. Ils étaient sortis de leur indifférence, de leur passivité. Il y a une tristesse ouvrière dont on ne guérit que par la participation politique.”

Un entretien avec Georges Navel - Une aventure espagnole  (A contretemps N° 14-15 décembre 2003 www.acontretemps.plusloin.org)

] Extraits [

” J’ai passé la frontière le 29 juillet 1936 à Port-Bou. C’était facile. Il y avait des miliciens, mais la frontière n’était pas sévèrement gardée. Il suffisait que tu dises « Francisco Ferrer », ça servait de mot de passe. A Port-Bou, je me suis retrouvé avec des Bulgares, des Serbes, des Italiens, quelques Parisiens. Voilà… J’ai passé le tunnel. Au bout du tunnel, le type qui est venu n’a pas pointé son fusil vers moi. Ça changeait de Bourg-Madame. C’était bien. « Francés… Miliciano… » « Es igual… de los nuestros… » Le milicien m’a emmené à la mairie où j’ai dit que je venais pour participer. Il y avait des gens qui s’occupaient des questions à régler, des gens capables. C’était organisé, t’étais pas accueilli comme un mécréant. On m’a donné des tickets pour le restaurant. Un petit garçon très gentil m’a donné la main et m’a emmené au restaurant. Il disait à tout le monde : « Miliciano francés, miliciano francés ... “
[…]

 “A Barcelone, j’ai ressenti la même émotion qu’Orwell, arrivé quelques mois plus tard. Par parenthèse, rejoindre Barcelone en décembre 1936 pour aller au front, c’était courageux, une idée de battant. Nous, nous sommes partis au début, sans trop savoir, c’était pas réfléchi… Mon impression : Barcelone, c’était vivant, exaltant même. Il faisait chaud, tout le monde se parlait, les gens dormaient peu. On avait plutôt une impression de joie, de fête. Dans les rues de la ville, on brûlait un peu d’essence, par plaisir. Des voitures sillonnaient Barcelone avec des gars juchés sur les marchepieds en levant le poing ou en agitant un drapeau noir et rouge. Il restait encore des chicanes, des restes de barricades. On ne sentait aucune terreur ambiante.”

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samedi 25 février 2017

A propos d'une bataille perdue par Svetlana Aleksiévitch - Prix Nobel de littérature 2015 (extrait)

Le chemin qui m’a menée jusqu’à cette tribune a duré presque quarante ans. D’une personne à l’autre, de voix en voix.
 Je ne peux pas dire qu’il n’ait jamais été au-dessus de mes forces, ce chemin, bien des fois, j’ai été choquée et horrifiée par l’être humain, j’ai éprouvé de l’admiration et de la répulsion, j’avais envie d’oublier ce que j’avais entendu, de revenir au temps où j’étais encore dans l’ignorance. Et plus d’une fois aussi, j’ai envie de pleurer de joie en voyant la beauté de l’être humain.

J’ai vécu dans un pays où, dès l’enfance, on nous apprenait à mourir. On nous enseignait la mort. On nous disait que l’homme existe pour se dévouer, pour brûler vif, pour se sacrifier. On nous apprenait à aimer les hommes armés de fusils. Si j’avais grandi dans un autre pays, je n’aurais pas pu faire ce chemin. Le mal est impitoyable, il faut avoir été vacciné contre lui. Mais nous, nous avons grandi parmi des bourreaux et des victimes. Même si nos parents vivaient dans la peur et ne nous racontaient pas tout (la plupart du temps, ils ne racontaient rien), l’air que nous respirions était contaminé par ça. Le mal était toujours là, à nous épier du coin de l’œil.

J’ai écrit cinq livres, mais j’ai l’impression que cela n’en fait qu’un seul. Un livre sur l’histoire d’une utopie.

Varlam Chalamov [l’auteur des Récits de la Kolyma], a écrit : ” J’ai participé à une grande bataille perdue pour un renouvellement effectif la vie ». Moi, je reconstitue l’histoire de cette bataille la victoire et la défaite. Comment on a voulu instaurer le royaume des Cieux sur terre. Le paradis ! La cité du soleil ! Et au bout du compte, il n’est resté qu’un océan de sang et des millions de vies gâchées pour rien. Mais il fut un temps où aucune idée politique du XXe siècle ne pouvait être comparée au communisme (et à son symbole, la révolution d’octobre), aucune n’exerçait sur les intellectuels occidentaux et sur les hommes du monde entier une fascination aussi puissante, aussi éclatante. Raymond Aron appelait la révolution russe : « l’opium des intellectuels ». L’idée du communisme a au moins deux mille ans. On la trouve chez Platon, dans ses enseignements sur un gouvernement idéal et juste, chez Aristophane, dans ses rêves sur un temps où « tout sera mis en commun »… Chez Thomas More et Tommaso Campanella. Et plus tard, chez Saint-Simon, Fourier et Robert Owen. Il y a chez les Russes quelque chose qui les a poussés à tenter de réaliser ces rêves.

vendredi 24 février 2017

John Cale : Sunday Morning

On 3rd April 2016 at the Philharmonie de Paris, John Cale - co-founder of the Velvet Underground - replayed his 1966 debut album The Velvet Underground & Nico.

vendredi 10 février 2017

Un clochard m’a demandé dix sous - Léon Gontran Damas

A Théo,

Moi aussi un beau jour j’ai sorti
mes hardes
de clochard

Moi aussi
avec des yeux qui tendent
la main
j’ai soutenu
la putain de misère

Moi aussi j’ai eu faim dans ce sacré foutu pays
moi aussi j’ai cru pouvoir
demander dix sous
par pitié pour mon ventre
creux

Moi aussi
jusqu’au bout de l’éternité de leurs
boulevards à flics
combien de nuits ai-je dû
m’en aller
moi aussi
les yeux creux

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samedi 21 janvier 2017

Salut Barack !


Quand Obama pousse la chansonnette par libezap

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