Deux jolis articles parus sur le site planet-terre.ens-lyon.fr écrits par
des élèves de première scientifique nous apprennent par deux méthodes
classiques (barométrique et géodésique) comment mesurer l’altitude d’une
montagne. Sujet simple au premier abord mais « beau problème » comme le
dit l’article qui dénoue une pelote complexe de la trigonométrie et qui depuis l’Antiquité, de Pythagore à Aristote, jusqu’à la
Renaissance et Galilée, nous plonge au cœur du calcul scientifique.
Galilée qui en tournant une lunette astronomique peu élaborée et en
essayant de mesurer il y a 400 ans (1 décembre 1609) l’altitude des
montagnes de la Lune va remettre l’homme à sa juste place au cœur de
l’Univers…
TRIBUNE LIBRE
"L'histoire, si loin que nous remontons dans le
passé, si diligemment que nous étudions autour de nous les sociétés et
les peuples civilisés ou barbares, policés ou primitifs, l'histoire
nous dit que toute obéissance est une abdication, que toute servitude
est une mort anticipée ; elle nous dit que tout progrès s'est accompli
en proportion de la liberté, de l'égalité et de l'accord spontané des
citoyens. Tout siècle de découvertes, nous le savons, est un siècle
pendant lequel le pouvoir religieux et politique se trouvait affaibli
par les compétitions, et où l'initiative humaine avait pu trouver une
brèche pour se glisser, comme une touffe d'herbes croissant à travers
les pierres descellées d'un palais."
Elysée Reclus - 1830-1905 - Evolution & Révolution
lundi 26 décembre 2011
Comment connaitre l'altitude d'un montagne ?
Par Pierre le lundi 26 décembre 2011, 18h10
jeudi 15 septembre 2011
Walter Bonatti, le dernier des géants
Par Pierre le jeudi 15 septembre 2011, 10h46
Le dernier des géants
Victime d’un cancer décelé en juin dernier, Walter Bonatti est mort à l’age de quatre-vingt-un ans.
Parler de Bonatti est intimidant. Un très beau texte de Benoît
Heimermann est paru dans l’Equipe ce jeudi. En bas de page, dans une
sous rubrique, après le foot, le rugby, et le cyclisme, il fallait le
trouver mais il sonne juste. Il est beau. Il est documenté. Il y
souffle le vent des Drus, du K2, du Frêney. On ne résiste pas au
plaisir de vous l’offrir…
mardi 7 juin 2011
Rencontre avec le Berger, aux granges du dés
Par Jean-Pierre le mardi 7 juin 2011, 17h44
Chantier Cabane, mai 2011…
Eric Mongui raconte…
Journée de pluie, montagne bouchée, nous défrichons et faisons un grand feu pour éliminer les branches.
Gilles Chabanier, berger à la grange au-dessus, descend faire notre connaissance et nous invite à venir le visiter ce soir pour la traite de son troupeau de brebis.
Fin de journée, il y a quatre jeunes motivés pour monter à la cabane du berger…
mercredi 4 mai 2011
Avant projet de la charte du Parc National des Pyrénées
Par Pierre le mercredi 4 mai 2011, 20h55
Le 18 janvier dernier le conseil d’administration
du Parc national des Pyrénées, présidé par André Berdou, a adopté le texte de l’avant projet de charte du Parc National des Pyrénées. Pendant plus d’un an, six
commissions (valeur patrimoniale du territoire, tourisme durable,
agriculture et pastoralisme, forêt, eau, cadre de vie) ont planché sur
cet avant-projet. La charte du parc national définit un projet de territoire traduisant la
solidarité écologique entre le coeur du parc et ses espaces
environnants.
Extrait :
” Un parc national est un espace en grande partie exceptionnel, du fait
d’une combinaison remarquable au niveau national ou international entre
géologie, diversité biologique, dynamique des écosystèmes, activités
humaines et paysages. Sur cet espace, l’Etat met en place une
organisation visant à l’excellence dans la préservation et la gestion.
Le classement d’un parc national manifeste une volonté politique de
donner une forte visibilité nationale et internationale à cet espace,
d’y mener une politique exemplaire et intégrée de protection et de
gestion, mais aussi d’éducation à la nature et de récréation, et de
transmettre aux générations futures un patrimoine préservé.
Le caractère du parc national est souvent indissociable de la présence
de communautés humaines qui ont marqué de leur empreinte la diversité
biologique et les paysages de ces territoires, notamment par le
pastoralisme et la gestion forestière, et ont contribué à façonner un
équilibre original.
jeudi 28 avril 2011
L’Alpinisme, un prétexte au voyage…un fil conducteur. Portrait de Rémi Thivel par Mapie Courtois, Alpirando 1999
Par Pierre le jeudi 28 avril 2011, 21h09
(Par Mapie Courtois, La montagne à l’état sauvage, Alpirando, HS n° 15, l’Année Montagne 1999, p. 56)
1999, Arnaud Guillaume et Rémi Thivel ouvrent une voie sur le pilier sud du Bhagirathi III (6454m, Inde). Ils voulaient faire le pilier des Catalans mais le mauvais temps les repousse. Il se remet à faire beau, mais le temps manque. Alors, ils ouvrent “Les Temps sauvages” en quatre jours. Cette voie sauvage et belle de 750 m est parcourue en style léger et en technique alpine. Cette ouverture leur vaut le “Cristal Expédition”. De cette récompense Rémi dira : ” il faut bien reconnaitre que ça m ‘a fait plaisir quand Arnaud m’a annoncé la nouvelle au téléphone, mais ce type de reconnaissance me parait très artificiel. Je n’approuve pas cette idée élitiste d’accorder officiellement plus de valeur à une réalisation qu’à une autre : tout le monde fait de belles choses en montagne et pas mal n’en parlent jamais…”
Après Christian l’autre jour, voilà l’interview de Rémi réalisée par Mapie en 1999. Pour la sortie du topo d’Ordesa et la petite fête que la MM organise, on peut relire ces phrases pour s’imprégner un peu de la philosophie dans laquelle Christian et Rémi pratiquent l’alpinisme. Le pyrénéisme bouge, évolue, change et traverse le temps.Tant mieux. La passion elle demeure, fraiche et éclatante, douze ans après.
Les plaisirs de la pierre et du vide...Interview de Christian Ravier par Mapie Courtois en 2001
Par Pierre le jeudi 28 avril 2011, 07h30
Les plaisirs de la pierre et du vide * (Alpirando, N°232, p 20, portrait de Christian Ravier par Mapie Courtois) ; II signe des lignes de toute pureté dans les Pyrénées et à la verticale du soleil d’Espagne ; depuis l’enfance, Christian Ravier connaît la montagne, et chaque voie renouvelle son bonheur de grimper. Aux mythes, il préfère la cordée, et aux spits… la liberté.
dimanche 24 avril 2011
D'Aristote à Einstein : une histoire de la Gravité
Par Pierre le dimanche 24 avril 2011, 08h17
“Parce que l’espace-temps dans lequel nous vivons est façonné par la
proximité de la Terre et qu’un corps en chute libre adopte une
trajectoire aussi « droite » que possible dans un espace-temps courbe.”
Le point s’éloigne. Il brille loin en-dessous. Et le suivant brille par
son absence ou son éloignement. Parabolt inox, spit de huit, même un
buril rouillé et fendu serait le bienvenu. Une cordelette qui se balance mollement dans le vide ou un camalot numéro 4
qui tend à écarter une fissure de gneiss de 3 milliards d’années bornent
la géographie commune des ascensions. Ce qui relie les aventures grimpantes entre elles s’appelle, la Gravité. Tous les grimpeurs ont connu ce moment où, quand le point
s’éloigne, le point s’éloigne… et l’angoisse monte. Les doigts
cherchent. La main prolonge le regard, tente d’inventer le bac, la poignée, le repos. Les
dégaines commencent à cliqueter et le mollet gonfle comme un ballon de foot.
samedi 25 décembre 2010
Prose pour le col de Marie-Blanque
Par Pierre le samedi 25 décembre 2010, 07h23
C’est l’hiver dans la montagne profonde. La neige tombe à gros flocons. Ici, au col de Marie-Blanque, on marche, lentement.
“Ce n’est ni une étude, ni un savoir livresque, cela filtre à travers l’esprit.”
Le col de Marie-Blanque n’a rien de grandiose. C’est un petit col de rien du tout. On n’y fait pas de prouesses. On y cherche autre chose.
“L’homme réel possède le diamant de la contemplation.”
Le sentier grimpe à travers le bois ; sapins, chênes, bouleaux. Il y a si peu à dire. Nous ne parlons pas. Nous mettons un pied devant l’autre et laissons faire la neige.
“Les loups seuls demeurent dans le bois obscur et silencieux.”
Nous sommes les loups blancs de ces espaces ultimes. Nous aimons cette distance, ce froid illuminé. Notre vie est secrête. Elle n’est plus à vous.
“Si le grand givre n’a pas mordu les branches, comme les fleurs du prunier peuvent-elles être odorantes?”
Lorsqu’on me demandera à quelle religion j’appartiens, je dirais : à celle du col de Marie-Blanque.
Kenneth White - Terre de Diamant - Grasset
mardi 16 novembre 2010
Petite mise en bouche avant les soirées Verticualidad...
Par La Maison de la Montagne le mardi 16 novembre 2010, 15h40

Vous aimeriez en savoir un peu plus sur Nicolas Favresse avant les Secondes Rencontres Verticualidad?
Alors voici une petite interview qui vous donnera envie de le rencontrer!
mardi 26 octobre 2010
Ecologie profonde
Par Pierre le mardi 26 octobre 2010, 18h42
Parmi les blogs à surveiller de près, il en existe un, animé, pensé, écrit par Yves Paccalet. En ces temps de populisme, de repli sur soi et de fuite en avant techno centrée, la lecture de ces quelques lignes inhumaines ou trop humaines justement devrait nous permettre de réfléchir sur notre place dans la biosphère en cette année où l’ours Camille, le dernier de la longue lignée pyrénéenne a (sans doute définitivement) disparu… Pour réfléchir avec ceux qui ont peur d’un fascisme vert.
.Écologie profonde, en anglais, deep ecology : École de pensée dont le père fondateur est le philosophe norvégien Arne Næss (1912-2009). Selon ce dernier, l’humanité doit être considérée, non pas comme une espèce à part ou supérieure aux autres, mais comme une partie de la biosphère.
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