Militant révolutionnaire et théoricien de l’émancipation, figure de Mai-68 et cofondateur de la Ligue communiste révolutionnaire, Daniel Bensaïd est mort à Paris, le 12 janvier 2010. Né le 25 mars 1946, à Toulouse, il grandit dans un milieu populaire et
révolté. Sa mère est fille de communards, son père, un juif né à Oran,
est un “miraculé” de Drancy. Dans les faubourgs toulousains, tous deux
tiennent le Bar des Amis, où se côtoient postiers communistes,
antifascistes italiens et anciens des Brigades internationales. Pourtant de défaite en désillusion, l’Histoire se dérobe. Viennent les
années 1980, l’hégémonie libérale et le reflux de la question sociale : “L’idée même de révolution, hier rayonnante d’utopie heureuse, de libération et de fête,semble avoir viré au soleil noir”, constate-t-il en 1988.
Avec Walter Benjamin, il était de ceux qui affirmaient que la fidélité aux opprimés et aux “vaincus” d’autrefois constitue un premier pas vers la justice à venir. (Jean Birnbaum, Le Monde)
Avec nos moyens, nos idées courtes, nos révoltes douces, nous sommes encore quelques-uns à la Maison de la Montagne à croire qu’il existe une utopie rayonnante et heureuse, des idées généreuses et des jours de fêtes à venir…à partager avec vous.
En annexe, vous trouverez le compte-rendu du premier C.A du 7 janvier 2010 et le long poème de William Henley dans lequel Nelson Mandela trouvera l’espoir qui accompagna ses dix-huit ans de détention dans une cellule de 2,50 m par 2,70 m à Rodden Island en Afrique du Sud.