Petite histoire : Jusqu’aux xvie et xviie siècles, le milan royal faisait la voirie dans des villes comme Paris ou Londres. Louis XIII chassait en vol le milan royal à l’aide de faucons gerfauts dans la plaine Saint-Denis et relâchait ses prises par la fenêtre depuis le Louvre après avoir coupé les deux rectrices centrales (premier exemple de marquage !). D’où son nom de milan royal, parce que son vol était réservé à l’équipage royal. Ce devait être un oiseau extrêmement abondant avant l’invention du fusil !

En France, l’aire de répartition du milan royal forme une diagonale allant du sud-ouest au nord-est de la France dont les effectifs se répartissent comme suit : 15 % dans les Pyrénées, 40 % dans le Massif central, 20 % dans le Jura, 15 % dans les zones collinéennes du nord-est de la France (Alsace, Champagne-Ardenne, Lorraine et Bourgogne) et 10 % en Corse.
Migration
Le milan royal est un migrateur partiel. Les populations les plus nordiques et les plus continentales traversent l’Europe pour aller hiverner en Espagne et en France et dans une moindre mesure en Afrique du Nord. Les populations méridionales sont en grande partie sédentaires. La majeure partie de la population mondiale hiverne en Espagne où un peu plus de 60 000 individus ont été dénombrés.

Le milan royal, comme toutes les espèces de rapaces, est protégé en France selon la loi du 10 juillet 1976 (arrêté d’application du 17 avril 1981) relative à la protection de la nature.

Sources : LPO

Images : Copies d’écrans LPO