Allez grimper au Casque du Lhéris, regardez attentivement la grande voute de gauche, voyez les morceaux d’acier tirebouchonnés : ce sont les premiers gollots posés dans les Pyrénées. Raymond s’était fait la main à deux pas de chez lui.
Je l’ai connu du temps qu’il grimpait avec Pierre Viorrain et quelques jeunes énervés. Nous nous sommes côtoyés au Caillou de Crastes : c’était notre Fontainebleau avant d’émigrer vers la Séoube.
Raymond avait le verbe rare mais écouté.
Un jour, avec mon compagnon de cordée, nous avons osé aller chez lui, près du Lycée Victor-Duruy de Bagnères de Bigorre.
Nous savions qu’il avait une grosse collection de topos. Il nous a ouvert et nous a accueillis chaleureusement. Descente d’escalier et là, le rêve : une pièce de topos ! Magique.
Le souvenir que je garde de Raymond est cette amabilité et cette modestie.

Depuis longtemps, nous avions envie, à La Maison de la Montagne, d’inviter Raymond, d’écrire sur lui. Christian Ravier était aussi sur le chantier.
Nous n’avons pas eu le temps de ce moment et c’est un vrai regret.

Au-delà du panégyrique, merci Raymond pour le sourire éclatant sur de nombreuses photos, pour cette chaleur et cette humanité dont tu étais porteur.
René

Quelques belles voies, quelques beaux topos piochés sur les sites de Remi Thivel, Albert Castellet, Albert Salvado, Manu Cordova…