Pour analyser la situation, chacun peut faire un bilan méthodique qui permet de décider de la conduite à suivre : emprunter la pente ou choisir un meilleur itinéraire.

On redécouvre notamment sur la carte des pentes les Alpes, les Pyrénées, le Massif central, la Corse, le Massif du Jura et le Massif des Vosges.

Vers d’autres usages
Outre son intérêt pour la prévention des risques d’avalanches notamment dans le contexte des sports d’hiver, la carte des pentes répond également à d’autres besoins :

    Prévention des risques naturels : glissements de terrain, éboulements, inondations…
    Gestion des risques des activités de plein air en toutes saisons : randonnée, VTT, trail…
    Assainissement : respect des réglementations des épandages de boues et de lisier
    Exploitation forestière : exploitation au tracteur forestier ou par câble en montagne
    Travaux publics : amélioration de la prise en compte des dénivelés…

La méthode de Munter permet à tout un chacun d’évaluer les risques potentiels sur place. Elle permet d’affiner le danger d’avalanche défini par le Bulletin d’estimation du risque d’avalanche (BRA) – prévision effectuée quotidiennement par Météo-France et établie à l’échelle d’un massif. Selon cette méthode, trois facteurs de réduction sont à prendre en compte, par ordre de priorité :

    LA PENTE : l’inclinaison de la pente (supérieure à 30°, 35°, 40° et 45°)
    L’ORIENTATION : l’orientation de la pente (versant Nord, pente orientée au Sud-Est…)
    LE COMPORTEMENT : le comportement (petit ou grand groupe, distances de sécurité entre individus) et la fréquentation (pente vierge ou régulièrement parcourue)

D’autres éléments environnants viennent s’ajouter à l’analyse de la situation, tels que l’ampleur de la pente, l’altitude, les pentes situées en amont, la proximité d’une crête…

Lire l’article de l’Association pour l’étude de la neige et des avalanches