Cet impératif de garderie a une conséquence lourde pour le fonctionnement de l’école, à savoir que l’enseignante de maternelle se retrouve sans aide-maternelle l’après-midi. Si la situation reste en l’état, le second contrat ne sera pas renouvelé au mois de janvier et la Calandreta de Lys sera dans l’impossibilité de fonctionner. A cela se rajoute la précarisation encore plus grande pour les personnes qui occupent ces postes et qui sont déjà en situation de fragilité au niveau de l’emploi. Aujourd’hui, de nombreuses écoles associatives laïques comme les Calandretas, les ikastolak basques ou les Diwann bretonnes mais aussi publiques ou privées confessionnelles sont dans cette situation. Des mairies sont dans l’obligation de décaler la rentrée ! Une situation ubuesque en 2017 dans l’un des pays les plus riches du monde. La suppression des CAE-CUI impacte aussi la vie de nombreuses associations qui assurent un travail de cohésion sociale dans une société qui en a grandement besoin. Maintenir la suppression des CAE-CUI revient à mettre écoles et associations dans l’impossibilité de fonctionner.

Ce scénario est tout simplement inenvisageable. Nous en appelons au Préfet des Pyrénées Atlantiques pour qu’il fasse bénéficier notre école, et toutes celles qui en ont besoin, des dérogations pour l’éducation prévues par Madame la Ministre du Travail et que soient ainsi maintenus les contrats CAE-CUI pour permettre un fonctionnement correct à nos établissements.