C’est désormais à la chose de papier de dispenser l’ivresse, la sève, la liberté, que ce qui passe pour la réalité contemporaine a exilé. Il y a un gout amère au temps que nous vivons, mais il contient comme chacun des moments dont notre histoire est faite, une requête intemporelle.
Il exige que nous tâchions à réaliser quoi qu’il advienne la forme entière de notre condition.
Quand les choses qui exaltèrent Rimbaud, l’enfant-fée, l’oiseleur, ont quitté le paysage, c’est au livre qu’il appartient de prodiguer aux enfants leur dû imprescriptible d’images, d’errances, d’aventures, de beauté…