«  Comme si le seul mot de marche libérait des rêves inexprimés ou non vécus, des besoins d’espace et d’horizon et surtout des désirs de liberté, d’imprévu, d’aventure. » Jacques Lacarrière
Au début des années 80, quand un randonneur fréquentait régulièrement les gîtes même au fond des vallées les plus perdues, il lui était impossible d’ignorer la célèbre affiche de l’association "Randonnées Pyrénéennes".Épinglée sur le revers d’une porte, sous les volutes d’un escalier en chêne, elle proposait une fenêtre grande ouverte sur le monde.  S’y engouffrait le souffle frais d’un paysage apaisant et une sorte de petite musique cosmique semblait s’en échapper. Une géographie poétique remplissait tout à coup l’espace tandis que d’un lavabo de calcaire poli s’élevait l’odeur tenace du savon de Marseille.