« John Muir – Planète Terre – Univers » tels sont les mots que l’on trouve inscrits sur
la face intérieure des carnets de route de cet immense
naturaliste. “ Aussi longtemps que je vivrai, j’entendrai les chutes d’eau, le chant des oiseaux et du vent, j’apprendrai le langage des roches, le grondement des orages et des avalanches. Je me livrerai aux glaciers et aux fleuves sauvages et je resterai aussi près que possible du cœur du monde. Et qu’importe la faim, le froid, les travaux difficiles, la pauvreté, la solitude, les besoins d’argent, le souci d’être connu ou de se marier ! Découvrir cet “Eté passé dans la Sierra” dans l’éblouissement des matins clairs et des cieux sans limites est une révélation…Parcourir Muir c’est découvrir le monde avant l’homme, les forêts primaires parcourues encore par les tribus d’indiens, des bergers, quelques trappeurs et des chercheurs d’or. Ce sont les grands parcs nationaux avant le tourisme. Les images entraperçues ne sont pas sans rappeler les photos de Lucien Briet à la même époque dans une sierra plus proche de nous : la sierra de Guara. Mais Briet ne laissera pas de textes aussi importants… Keyword - littérature
vendredi 20 mai 2011
Un été dans la Sierra de John Muir . Un livre de merveilles
Par Pierre le vendredi 20 mai 2011, 17h58 - ZOOM SUR LES BEAUX LIVRES
« John Muir – Planète Terre – Univers » tels sont les mots que l’on trouve inscrits sur
la face intérieure des carnets de route de cet immense
naturaliste. “ Aussi longtemps que je vivrai, j’entendrai les chutes d’eau, le chant des oiseaux et du vent, j’apprendrai le langage des roches, le grondement des orages et des avalanches. Je me livrerai aux glaciers et aux fleuves sauvages et je resterai aussi près que possible du cœur du monde. Et qu’importe la faim, le froid, les travaux difficiles, la pauvreté, la solitude, les besoins d’argent, le souci d’être connu ou de se marier ! Découvrir cet “Eté passé dans la Sierra” dans l’éblouissement des matins clairs et des cieux sans limites est une révélation…Parcourir Muir c’est découvrir le monde avant l’homme, les forêts primaires parcourues encore par les tribus d’indiens, des bergers, quelques trappeurs et des chercheurs d’or. Ce sont les grands parcs nationaux avant le tourisme. Les images entraperçues ne sont pas sans rappeler les photos de Lucien Briet à la même époque dans une sierra plus proche de nous : la sierra de Guara. Mais Briet ne laissera pas de textes aussi importants…
mardi 5 avril 2011
Sur les crêtes de l’aurore (extrait de « La carte de Guido ») par Kenneth White
Par Pierre le mardi 5 avril 2011, 15h28 - ZOOM SUR LES BEAUX LIVRES
Lorsque je vivais à Pau, là-bas dans le Sud-Ouest, je traversais souvent
la frontière espagnole à Irún, et avais fini par connaître assez
intimement toute la région cantabrique.
Mais curieusement, je n’étais jamais allé jusqu’aux Pics d’Europe.
La raison en est peut-être que, pendant dix-sept ans, j’avais eu les
Pyrénées dans ma fenêtre et dans l’esprit, quand ce n’étaient pas leurs
sentiers sous les pieds. Peut-être aussi avais-je inconsciemment réservé
ces Pics d’Europe (ainsi nommés parce qu’ils étaient les premières
terres du « vieux continent » que les marins apercevaient au retour du
Nouveau Monde) comme à la fois un résumé et une culmination.
dimanche 27 mars 2011
"Le véritable grimpeur n'a pas besoin de rocher"
Par Pierre le dimanche 27 mars 2011, 19h29 - ZOOM SUR LES BEAUX LIVRES
C’est dans la revue La montagne et alpinisme du CAF que parut dans les
années 1990 la nouvelle « le meilleur grimpeur du monde » où l’écrivain
alpiniste Bernard Amy proposa un conte philosophique qui marqua durablement le
milieu montagnard .
Né a Beyrouth (Liban) en 1940, il travaille à Grenoble dans la recherche. Une formation le mène d’Aix-en-Provence à la Californie, d’où il rapporte la notion de « Wilderness », dans la lignée de John Muir et du Sierra Club. Attiré depuis toujours par l’écriture, il collabore à la plupart des grandes revues de montagne, avant de participer, en 1977, à la fondation de la revue « Passage », qui ambitionnait de parler autrement de la montagne.
Bernard Amy a ouvert de nombreuses voies dans la plupart des grands massifs montagneux, mais il est aussi connu pour être l’auteur de plusieurs livres, parmi lesquels on peut citer « La montagne des autres » (Arthaud, 1972), « Calcaires de Provence » (Glénat, 1983), « Le meilleur grimpeur du monde » (Glénat, 1985), ou encore « Le voyage à la cime » (Glénat 1996).
Bernard Amy est un des fondateurs de Mountain Wilderness France, dont il est devenu Président à la suite de Haroun Tazieff et Patrick Gabarrou. Il est aujourd’hui extrêmement investi dans l’Observatoire des Pratiques de la Montagne et de l’Alpinisme (OPMA).
vendredi 29 octobre 2010
Théodore Monod le Saharien, ce mois ci dans le Blog du Monde Diplomatique
Par Pierre le vendredi 29 octobre 2010, 12h48 - ENVIRONNEMENT & SOCIÉTÉ
“Théodore Monod, disparu le 22 novembre 2000 à 98 ans, était un grand
voyageur et un savant polyvalent : ichtyologue, géologue, botaniste et
préhistorien. Professeur au Muséum d’histoire naturelle de Paris et
directeur de l’Institut français d’Afrique Noire à Dakar (IFAN) de 1939 à
1965, il a aussi été un remarquable explorateur, menant plusieurs
missions d’une grande témérité dans des régions sahariennes qui étaient
encore inconnues des Européens au XXe siècle….”
SUITE du remarquable article de Bruno Lecoquierre sur Théodore Monod: ICI
Source : Blog du Monde diplomatique
Image : Copie d’écran d’une carte de M. Bruno Lecoquierre (Expé de 1934-1935)
mardi 20 juillet 2010
Le Mont Analogue de René Daumal, « roman d’aventures alpines, non euclidiennes, et symboliquement authentiques ».
Par Pierre le mardi 20 juillet 2010, 20h42 - ZOOM SUR LES BEAUX LIVRES
« L’alpinisme est l’art de parcourir les montagnes en affrontant les
plus grands dangers avec la plus grande prudence. On appelle ici art
l’accomplissement d’un savoir dans une action. »
La littérature de montagne est souvent très conventionnelle. L’ascension d’un sommet propose un but (surhumain) à des héros jeunes qui aiment
l’aventure, l’inconnu et avec souvent à la fin une belle morale où
l’effort est couronné de succès…
La poésie a très peu attaqué le sujet de l’alpinisme alors que le domaine est vaste et
que nous retournons tous en montagne pour la beauté, la poésie et
l’extravagante lumière des paysages..
Si la poésie a un but à part de torturer la langue c’est bien celui de
démultiplier les sens et d’ouvrir les horizons …Pourquoi va-t-on en
montagne ?
mercredi 14 avril 2010
La B.P.U ou Bibliothèque Pyrénéiste Utopique
Par Pierre le mercredi 14 avril 2010, 19h12 - ZOOM SUR LES BEAUX LIVRES
Fourre tout, incohérente mais réaliste, voilà une tentative réjouissante pour constituer une bibliothèque pyrénéiste utopique.
Mélange de topos guide, de carnets naturalistes, de (très) beaux
livres, ce condensé en 25 titres pourrait constituer
le noyau dur d’une bibliothèque idéale.
Parois, paysages et histoires dessinent les contours d’un imaginaire qui invite à l’action et à la contemplation tout en
plongeant profondément ses racines dans la culture montagnarde ;3 belles pierres philosophales sur lesquelles est bâti ce petit mausolée de littérature pyrénéiste.
mardi 30 mars 2010
Poésie poesia en vallée d'Aspe
Par Pierre le mardi 30 mars 2010, 20h47 - LES RENDEZ-VOUS DE LA MM
Au commencement était le mot, le mot
Qui des bases solides de la lumière
A dérobé toutes les lettres du vide. Dylan Thomas
Dimitri Vazemsky est un poète, un plasticien, un écrivain, un éditeur. C’est surtout un garçon doux et attachant. Le projet qu’il nous a présenté a la légèreté d’un flocon et la douceur d’une plume. Il fallait cela au moins, pour séduire la MM.
Au début fut le mot, ou plutôt une idée de Marie-Hélène Marsan qui a deviné à quel point la MM aimait les “barrés”, les dynamiteurs, l’anticonformisme et la subversion. Puis Didier Bourda, l’homme de “Poésie dans les chais” nous a tendu une perche fantastique, genre gros bambou tiré d’une forêt pour pandas géants. L’idée tenait dans une simple phrase: trouver 6 personnes pour porter des lettres en contreplaqué peintes en rouge et tenter de former le mot “poésie”…en montagne. Facile ! Une gravure de Dimitri nous propulsa donc en vallée d’Aspe pour trouver des paysages, de la vie, du non-sens et de la neige comme une page blanche sur laquelle son imaginaire pouvait s’exprimer. Il l’a fait le bougre! Ce mec est fort, plus fort que l’on croyait. Avec douceur, avec grâce, avec humilité, il nous a entrouvert les portes de son monde et a fait exploser le nôtre… et plus rien ne sera jamais comme avant ! C’est du joli.
vendredi 19 mars 2010
Pause lecture: "La randonnée de A à Z"
Par La Maison de la Montagne le vendredi 19 mars 2010, 18h22 - ZOOM SUR LES BEAUX LIVRES
Entre deux expos et quelques projets, voici deux petites définitions empruntées à Jean-Marc Aubry, extraites de son livre “La randonnée de A à Z”. Parce que La Maison de la Montagne c’est ça aussi…
“Boussole, gps sans piles. Donc, si vous vous perdez, n’essayez en aucun cas d’incriminer l’usure des piles, ou alors seulement avec des compagnons de randonnée particulièrement débutants (pour rester poli). La boussole est un drôle de petit “machin truc muche” en plastoque, qui paie pas de mine, même pas cher, et qui, pour peu que vous sachiez vous en servir à la perfection, va vous sortir d’un nombre incalculable de galères, plus ou moins sérieuses…
mardi 23 février 2010
Marcher, grimper une philosophie…
Par Pierre le mardi 23 février 2010, 18h39 - ZOOM SUR LES BEAUX LIVRES
Deux livres récemment sortis parlent de notre passion. Deux textes puissants, érudits, poétiques, flamboyants.
« Pourquoi grimper sur les montagnes » de Patrick Dupouey et « Marcher, une philosophie » de Frédéric Gros.
Des mots, des images, des sons qui bruissent en nous et nous réveillent le matin de bonne heure, de bonheur : Pourquoi va-t-on en montagne ? Pourquoi marche-t-on ? Pourquoi grimper ? 



